36. La malédiction

36. La malédiction
D'après Marie Larisch, Sissi l'aurait mise en garde de la malédiction des Wittelsbach, d'après elle, elle aurait été lancé pas la duchesse Ludovika le jour de ces nosses... Je laisse la parole a l'impératrice racontant l'histoire a Marie Larisch :

"Marie, murmura t'elle, nous n'avons pas de chance, ni les uns , ni les autres. Cette malédiction qui nous a été jetée. Son pouvoir ne disparaîtra qu'à la mort du dernier d'entre nous."

...

"A vrai dire, Marie, tu n'es pas au courant. Je crois que , dans toute le famille, il n'y a que ta tante Hélène, ta tante Marie et ton père qui sachent à quoi s'en tenir."

...

"Je vais te raconter l'histoire parce que tu es, également, sous le coup de cette malédiction qui a frappé tous les Wittelsbach. Et puis, tu as l'air d'être passée à côté du bonheur. Tous les moments heureux de ton existance, tu devras les arrracher au destin... et tu devras les payer cher. Il en sera ainsi tant qu'il restera un Wittelsbach, tant que notre lignée ducal n'aura pas péri. Et cela se produira avant cent ans"
Tante Sissy posa sa main gantée sur mon genou. Ses yeux plongèrent dans les miens.
"Vois-tu, Marie, reprit-elle après une pause, ce fut ta grand'mère qui nous jeta ce sort. Bien entendu, elle a tout oublié maintenant. Quand elle prononça les paroles fatales, elle ne voulait sans doute pas qu'on les prît au sérieux. Mais, Marie, la voix de tante Sissy tremblait, le moine Fegernsee... il entendit... il entendit... tout... et, depuis ce même jour, il nous attend, il ne cesse de nous attendre. Chaque fois que meurt un Wittelsbach, le spectre de se moine se tient à tête du lit. Le moine ne sera pas délivré avant que le dernier d'entre nous n'ait trépassé. Ce fut en 1828, au chateau de Fegersee, m'apprit l'impératrice, que ta grand'mère Ludovica épousa le duc Maximilien de Bavière, tout à fait contre son grè. Ainsi qu'on me l'a dit, elle avait engagé sa foi au duc Miguel de Bragance. Toutefois, à cette époque, l'insécurité politique régnait au Portugal, et les parents de la duchesse Ludovica avaient décidé qu'elle se marierait pllutôt au jeune duc Maximilien.
Ce fut le jour de ces noces que la duchesse Ludovica proonça les térribles paroles en lacérant son voile " Ce mariage et tous ceux qui en découleront ne seront jamais bénis par le seigneur."
Tante Sissy ébauché un sourire.
"La jeune et impulsive duchesse avait, en somme, attaché si peu d'importance à ses paroles qu'au début son union fut vraiment très heureuse, et qu'elle eut des enfants."

...

"A oui, j'oubliais presque la partie la plus importante de l'histoire. Tu comprends, lorsque l'actuel château de Fegernsee était encor un monastère, un jeune homme de sang froid y fut conduit pour devenir moine malgrè lui. Il s'était épris d'une de ses cousines, fortbelle, qu'on destinait à son frère. La jeune fille épousa celui-ci, mais, à l'église, devant l'hotel ou elle prononçait les v½ux de fidélité à son époux, elle jura qu'elle aimerait toujours l'autre. Le jeune chevalier, qu'on avait conrtaint dans l'intervalle à entrer au monastère jeta un beau jour le froc aux orties et alla se précipiter dans les bras de sa bien aimé. Hélas! On les surprit tous les deux! On ignore le châtiment que le mari infligea à ssa jeune femme, mais le frère fut reconduit au monastère ou on l'emmura... vivant. Tu pourras retrouver l'histoire tout entière dans la chronique du monastère."

...

"Ne sais-tu donc pas, Marie, que les âmes du Purgatoire n'ont pas le droit de prier pour elles, mais qu'elle peuvent prier pour les autres? Quand l'âme du moine eut entendu les paroles inconsidérées de ta grand'mère qui maudissait toutes les générations à venir, il implora la clémence de Dieu. A vrai dire, le moine repentant n'obtient pas le pouvoir d'empêcher le mal, mais on lui accorda le privilège de se tenir auprès de chaque membre de la Maison ducal à l'heure de sa mort, et de prier pour ceux sur qui fut jetée la malédiction. Ce n'est qu'à la mort du dernier Wittelsbach... ce n'est qu'à ce moment-là que le moine sera délivré."

...

"Grand dieux, ma tante, qui vous a dit cela ?"
"C'est le moine lui-même qui me l'a dir. Souvient toi, Marie, déclara-t-elle, la lignée ducal se sera éteinte avant que cent ans ne s'écoulent".

Ce fut au commencement des années 1880 que tante Sissy me fit cette prédilection. Depuis, il me semble bien que la lignée ducale des Wittelsbach soit en voie de disparition. Le duc Louis-Guillaume le chef actuel de la Maison, n'a pas d'enfants, bien qu'il se soit marié en 1917; les trois fils de feu le duc Max-Emmanuel sont incapables de perpétuer la famille ducale :l'ainé est atteint d'aliénation mentale, les deux autre ne sont pas mariés. Dans ces conditions il semble que la malédiction jetée par ma grand'mère sur les siens doive s'acomplir réellement et que le moine doive être délivré bientôt. Je me demande s'il se tiendra à mon chevet le jour ou je m'en irai..."

Ce livre à été écrit en 1935, je ne sait pas si la malédiction c'est réalisé... Je n'est rien trouvé, je sais juste (mais je n'en suis pas sur) qu'il existait un moinde du nom de Tegernsee...


Photo : La duchesse Ludovica ==> Google
Source : "Les secrets d'une maison royale" (Contesse Larisch von Wallersee-Wittelsbach, Edition Payot, Paris)

# Posted on Thursday, 13 July 2006 at 8:34 AM

Edited on Monday, 23 July 2007 at 3:46 PM

37. Louis II de Bavière..

37. Louis II de Bavière..
"Louis avait toujours passé pour un exentrique. Dés son enfance, ce Wittelsbach manifesta des goûts et des idées qu'on ne combattit pas avec assez d'énergie. Certains de ces traits de caractères étaient d'ailleurs héréditaires dans la famille. Lorsqu'à l'age de dix-huit ans, il devint souverain de Bavière, il était trop tard pour le modifier. Au début, sa conduite fut simplement bizarre, mais elle se changea en neurasthénie* à la suite de la rupture de ses fiançailles avec Sophie, s½ur cadette de l'impératrice Elisabeth. Il n'est pas douteux qu'il aima beaucoup Sophie, probablement à cause de sa ressemblance avec sa s½ur l'impératrice. Il l'accable de présents et fit construire un char nuptial tout doré et surchargé d'ornements. Le carrosse souleva des cris d'admiration dans les rues de Munich quand il sortit de chez le charron pour se renrde au palais royal ou il devait rester jusqu'au jour du mariage.
Il y eut deux versions de la rupture des fiançailles de Louis et Sophie. Selon la première, Louis en arriva à conclure qu'après tout, Sophie n'était que Sophie, et pas sa s½ur Elisabeth; d'après la seconde, cette même camarilla qui conspira contre le souverain portrait aussi la responsabilité de la rupture : "Ils" avaient mensongèrement informé le roi que Sophie était très flirteuse, et que même à ce moment-là, elle était engagée dans une aventure avec quelque courtisan.
Il est fort probable que la déception amoureuse de Louis contribua à le rendre fou. En tout cas, on ne peut nier qu'après la rupture de ses fiançailles, sa conduite devint incohérente. Son aversion pour les femmes, aversion qui avait en partie disparu sous l'influence de Sophie, prit les proportions d'une véritable phobie. Tous les malheureux penchants du roi furent entretenus avec soin pas ses ennemis pour lesquels la fin semblait justifier les moyens.
Lorsqu'un homme, affligé depuis son enfance d'un déséquilibre nerveuc, est la proie d'habiles sycophantes, il est logique qu'il finisse par avoir des hallucinations. Il ne faut donc pas s'étonner qu'à Neu-SSchwanstein, le roi Louis organisât des séances de spirisme et des festins de minuit ou il ss'imaginait recevoir à sa table les fantômes de Jules César et de Louis XIV. Il pénétra si profondément dans le royaume mystique de l'occultisme qu'en juin 1886 il fut officiellement déclaré non compos mentis. Le prince-régent Léopold décida qu'il vaudrait mieux que le roi fût conduit au château de Berg ou il serait placé sous la surveillance du docteur von Guuden et du lieutenant-colonel baron Karl Théodor von Washinton (le petite fils du président des Etat Unis).
Lorque l'accident se produit, le roi était revenu depuis peu au château de Brg, et rien ne laissait prévoir qu'il avait l'intention de s'évader. En cette après-midi de Pentecôte, il profita d'une accalmie pour aller faire un tour en campagnie du docteur von Gudden. A huit heures du soir, ni l'un ni l'autre n'étaient de retour et le baron von Washinton commença à s'inquiéter. On entreprit aussitôt des recherches. Vers minuit, à la lueur vacillante d'une lanterne d'écurie, on retira du lac les corps du roi et du medecin. Entre temps, une averse torrentielle s'était abattut sur la campagne environnante et avait ajouté la dernière touche à cette scène lugubre.
Grâce à ce que me dit l'impératrice et aux renseignements que j'obtiens de mon père, je suis persuadée que, ce jour-là, Louis chercha à réprendre sa liberté et voulut sans doute gagner la villa Hornig qui appartenait au maître des écuries royales, l'un des seuls gentilshommes restés fidèles au souverain. La villa Hornig n'était séparé du parc de Berg que par quelques clotures dont l'extrémité s'avançait dans le lac, sur une longueur de trois mètres environ. A cet endroit, l'eau était peu profonde, mais les gens du pays n'ignorait pas que le lac était souvent perfide et que la surface paisible dissimulait des sables mouvants et des trous redoutables."

Neurasthénie : Trouble du fonctionnement du système nerveux dans lequel on observe une baisse du tonus des muscles et des artères, une diminution des sécrétions des glandes et des maux de tête, une douleur le long de la colonne vertébrale, des troubles digestifs et une descente des viscères par relâchement de leur moyen de fixité. Elle entraîne des troubles du sommeil, une sensation de fatigue et une tendance à la tristesse et à l'indécision.

Source : "Les secrets d'une maison royale" (Contesse Larisch von Wallersee-Wittelsbach, Edition Payot, Paris) / doctissimo.fr
Photos : Wikipedia

# Posted on Thursday, 13 July 2006 at 9:52 AM

Edited on Monday, 23 July 2007 at 3:46 PM

38. Avertissement anonyme...

38. Avertissement anonyme...
"Au retour des voyages de réconsiliation, Sissi, en pénétrant un soir dans sa chambre, trouve mis en évidence sur la table de nuit, une plaquette dont le papier jauni atteste la vétusté et qui porte en exergue : "Avis important à la branche espagnole sur ces droits à la Couronne de France à défaut d'héritiers et qui peut être utile à toute la famille de Bourbon, surtout le roi Louis XVI". C'est un exemplaire d'un vieux libelle anonyme écrit par Marie-Antoinette que la timidité de son royale époux laisse stérile. La reine s'y voit rappeler qu'elle doit vivre en bonne intelligence avec ses tantes (les soeurs du roi Louis XV), que son rôle est de donner des fils et non des avis, qu'elle n'a pas à se mêler du gouvernement, que faute d'apporter des héritiers à la Couronne, elle sera considérée dans le royaume comme une étrangère et même comme une ennemie dangereuse... Le tout, lié à des considérations du genre le plus déplaisant et relevé des commentaires les plus injurieux. L'allusion est claire. Il suffit de remplacer les tante de "Bien Aimé" par l'archiduchesse Sophie, les avis par les mesures de clémence suggérées en Italie et en Hongrie, pour passer sans effort de Versailles à Vienne. Si l'archiduchesse n'est pas elle-même l'auteur de cette goujaterie, la main qui a sournoisement lâché le poulet devait être, pour le moins, assurée de sa protection. Sissi a déjà subit bien des vexations et essuyé bien des affronts. Mais cette fois, la mesure est comble. C'est à pleurer de dégoût !"

Il faut noté que cette évènement c'est produit avant la naissance de Rodolphe.


Source : "Sissi, vie et destin d'Elisabeth d'Autriche" (Edition Minerva, auteur ??)
Il faut noté que cette évènement c'est produit avant la naissance de Rodolphe.

# Posted on Saturday, 29 July 2006 at 9:06 AM

Edited on Monday, 23 July 2007 at 3:46 PM

39. Madame Schratt

39. Madame Schratt
"Sissi n'ignore pas que son mari souffre de ces longues séparations. Elle le sait d'autant mieux qu'il lui envoie sans se lasser des lettres tendres, pressante qui la supplient de revenir à Vienne, de reprendre une vie commune, de faire la paix avec les Viennois qui ne ménagent pas dans leurs propos une Impératrice qui leur montre une pareil dédain. Il n'est pas question qu'elle accepte. Mais, femme d'esprit, dénuée de préjugés, indifférente à l'opinion, l'Impératrice pense à se faire remplacer. Elle a consience de n'avoir pas su rendre François-Joseph heureux. Mais ce qu'une femme à manqué, une autre peut le réussir. Elle se rappelle que François-Joseph apprécie beaucoup le jeu d'une actrice du Burgtheater, Catherine Schratt, qui est jolie, a du talent, passe pour gaie, honnête et bonne.Lors d'un de ses bref séjours à Vienne, Sissi la fait venir et lui confie très simplement et tr-s directement ce qu'elle attend d'elle : une compagnie pour François-Joseph une amie sûre, fidèle, désintéréssée; elle l'informera et le conseillera sans jamais devenir l'instrument d'une coterie ou le porte parole d'un clan. Il trouvera auprès d'elle un bonheur qui satisfait le côté bourgeois de sa nature. Quant à l'Impératrice, elle entretiendra avec sa "remplaçante" les relations les plus amicales, les plus confiante et, à certain regard, les plus chanquantes.
François-Joseph apprend à couper en deux sa matinée de travail par une visite à la petite maison de la Gloriette Grasse, puis à la villa Félicitas ou Madame Schratt lui a préparé un bon café viennois avec de la crème fouetté, le "Kaffee mit Schaum", un Kugelhopf et une succulente charcuterie au raifort dont il est très friand, les "Kremwurzeln", ce qui fera dire à un homme d'esprit que Catherine Schratt est une dame qui attache son Empereur avec des Saucisses. Excellente maîtresse de maison, c'est aussi une femme agréable, fraîche, blonde, avec des longs yeux bleus sous des sourcils enjouée. Aussi peut-on se demander si François-Joseph n'a pas apprécié en elle plus que ses talents culinaires ou son piquant babil et si, au début tout au moins, leur intimité n'a pas gagné la chambre à coucher. Certain le nient, faisant valoir que la correspondance échangée entre eux est simplement amicale et que la famille impériale n'aurait pas entouré d'autant de respect une liaision suspect . Sans doute. Mais quand on sait la salicité de l'Empereur, il est difficile de croire que lorsqu'il connait la gracieuse Madame Schratt, il n'a alors que 56 ans, il n'ait pas été tenté de la déshabiller."

Photo : "Sissi, Vie et destin d'Elisabeth d'Autriche" (Edition Minerva, Chevrier Raymond )
Source : "Sissi, Vie et destin d'Elisabeth d'Autriche" (Edition Minerva, Chevrier Raymond )

# Posted on Saturday, 29 July 2006 at 9:52 AM

Edited on Thursday, 03 January 2008 at 2:57 PM

40. Mariage de l'archiduc Rodolphe, prince héritier

40. Mariage de l'archiduc Rodolphe, prince héritier
En 1879, on commence à lui chercher une épouse qui soit à la fois de son rang et catholique. Après qu'il ait refusé les infantes d'Espagne et de Portugal et autres princesse de Saxe, il épouse la très jeune princesse Stéphanie de Belgique le 10 mai 1881 à l'Eglise des Augustins de Vienne.

Le couple impérial est plutôt sceptique : l'empereur ne s'entend guère avec le père de la fiancée, le roi Léopold II qui est également le beau-frère de l'empereur ; et l'impératrice trouve Stéphanie beaucoup trop jeune et laide (elle la surnommera d'ailleurs plus tard « le hideux dromadaire » ou « la paysanne flamande »). Les deux fiancés sont en effet plutôt mal assorti, Rodolphe étant un jeune homme très séduisant alors que sa promise, pas très féminine, a encore un corps d'enfant.

Le mariage, heureux au départ, se solde rapidement par un échec. Rodolphe est très intelligent, peu conventionnel, impulsif et très libéral, alors que Stéphanie est plutôt sérieuse, protocolaire et terne. Les désaccords grandirent peu à peu, et Rodolphe finit par retrouver son ancienne vie de célibataire. Il multiplie les conquêtes, et prend pour principale maîtresse Mizzi Caspar dès 1886.

Suite à ses nombreuses relations extra-conjugales, le prince héritier fini par attraper une forme de blennorragie très grave. Il contamine alors son épouse, qui en conséquence ne peut plus avoir d'enfants. Rodolphe "se soigne" alors par de la morphine, de la cocaïne et de l'alcool, afin de surmonter son impuissance. Sujet à des états de dépression et d'anxiété, il se sait incurable, et tente par tous les moyens de cacher son mauvais état à son père.

Durant l'été 1888, dans un état physique et psychologique très inquiétant, il propose à sa maîtresse Mizzi Caspar de se suicider avec lui. Après que celle-ci ait refusé, Rodolphe rencontre au début de l'automne 1888 (par l'intermédiaire de sa cousine la comtesse Marie-Louise Larisch) Marie, la plus jeune fille de la baronne Hélène Vetsera.

Source : Wikipédia
Photo : ??

# Posted on Saturday, 29 July 2006 at 10:07 AM

Edited on Monday, 23 July 2007 at 3:47 PM