Je viens de lire un passage du livre de Marie Larisch (Les secrets d'une maison royale). Marie raconte que Sissi aurait eu une petite fille caché a Sasselot... Voici l'extrait :
"J'avais déjà passé plusieurs semaines sous le toit de mes parents quand, un beau matin, mon père reçu un télégramme de tante Sissy. Il ne l'eut pas plus tot décacheté qu'il monta retrouver ma mère dans la chambre. Je le suivis pour savoir de quoi il en retournait mais, sans aucun égard, il me ferma la porte au nez. Ma mère et lui ne redescendirent qu'une heure après. A leur mine, je devinais qu'ils avaient quelque chose de très important à m'apprendre. Ils se regardaient l'un et l'autre d'un air géné et je pouvais m'apercevoir qu'ils hésitaient tous deux à me parler.
Enfin mon père s'éclaicit la voix et me dit :
"Vois-tu, Marie, tante Sissy... eh bien, elle a eu une espèce d'accident de cheval."
Mon père s'arrêta net. Il jeta un long regard à ma mère comme pour lui demander de lui venir en aide.
"Ma chérie, fit simplement ma mère en m'entourant de son bras, ta tante Sissy est l'heureuse mère d'une petite fille."
"Une petite fille !" répéta-je, incrédule.
Tout à coup, je compris se qui s'était caché derrière la "sciatique" de tante Sissy et je fus prise d'inquiétude pour elle. En somme, c'était une femme de quarante-quatre ans et bien des années s'étaient écoulées depuis qu'elle avait connu les joies de la maternité. Maintenant je savais pourquoi tante Sissy s'était tant acharnée à rassembler et à faire imprimer ses oeuvres avant de partir pour Sasselot. Et dire que je n'avais même pa soupçonné le véritable motif de ce voyage ! Mon déplorable manque de finesse me fit sourire.
Citation:
"Mais, dites-moi mère..."
Citation:
"Peu importent les détails à présent, interommpit mon père. La seul chose qui compte, c'est que tante Sissy désire que ta mère aille au plus vite à Sasselot et emmène discretement le bébé à Vienne. Tu entend, très discrètement. Les sourcils de mon père se froncèrent davantage. Là, l'enfant sera confié à un père et une mère nouriciers qui ont déjà été choisis. Bien entendu, ajouta mon père d'un air significatif, toute cette affaire ne regarde que Sa majesté."
Nous observâmes un silence pénible. Mon père arpentait nerveusement la pièce. Soudain, il sembla se rapeler la raison pour laquelle il m'avait mise dans le secret. Il se planta droit devant moi et, d'un ton qu'il voulait rendre dégagé, il me dit : "Par malheur, ta mère ne parle pas fran çais, et cela risque de compliquer les choses. J'ai donc télégraphier à tante Sissy pour lui demander si tu pouvais remplacer ta mère."
Il fallut attendre la fin de l'après-midi pour recevoir la réponse : Citation:
"Envoyez Marie avec Jenny."
Dans l'intervalle, mon père n'avait pas perdu son temps; Il m'avait obtenu un passeport au nom de la contesse Irma de Nagy-Tamassa. Je pouvais emprunter ce titre sans crainte car Nagy-Tamassa était l'un des domaines que mon mari possédait en Hongrie. Accompagné de Jenny, je partis pour Fécamp, via Parie et Rouen. Dans le train, nous prîmes garde de ne parler que hongrois. A Fécamp, une voiture nous conduisit sur-le-champ à une villa voisine du chateau de Sassetot. J'y fus reçue par une dame appartenant à la plus vieille noblesse anglaise et qui, je le savais, était une ami intime de l'impératrice. Elle avait amené d'Angleterre quelques-uns des purs sangs dont la possession faisait sa célébrité et il semblait assez plausible qu'en montant l'un d'eux, l'impératrice ait eu une "accident de cheval", ainsi que le relatèrent les journaux de Vienne en mars 1882.
Je ne vis tante Sissy que quelques instants et on me permit de jeter un coup d'oeil sur la petite fille vagisante. Une femme fort capable, sinon mystérieuse, Frau Sari, prodiguait ses soins à la mère et à l'enfant, ainsi que le medecin privé de la cour, le docteur Wiederhofer, assisté par le professeur Braun, un spécailiste viennois très connu. Tout paraissait marcher le mieux du monde et on décida que j'emmènerais la petite filla à Munich avec sa nourice. Là, ma mère viendrait au devant de moi et conduirait la nourrice et le bébé à Vienne?
Soudain, l'atmosphère changea et la confusion fut à son comble. Le docteur Wiederhofer, alarmé par une fièvre de l'impératrice, avait informé l'empereur que Sa Majesté était tomber de cheval, mais que ses jours n'étaient pas en danger.
Mon oncle François-Joseph, qui n'avait pas vu tante Sissy depuis des mois, avait été bouleversé par l'"accident de cheval" de son épouse. Il avait pris aussitôt le train pour rejoindre ma tante incognito. Cette décision imprévue du souverain modifia naturellement nos projets. Tandis que le professeur Braun emmenait en hâte la nourrice et le bébé à Vienne, Jenny et moi, nous retournâmes à Fécamp afin que l'empereur n'eût aucun soupçon en nous trouvant à Sassetot.
Aujourd'hui, quand je songe à cet événement, il me semble incroyable que l'empereur n'ait rien remarqué d'anormal. En fait, ce fut précisément cela qui donna du piquant à toute l'histoire.
Dés que je fut rentrée à Munich, ma mère partit pour Vienne. Elle avait, entre temps, reçu une lettre de tante Sissy lui demandant de se rendre dans la capitale et de s'assurer que la petite fille était bien soignée par ses parents nourriciers, qui habitaient à Mödling, un faubourg de Vienne. Après la mmort de ma mère, j'ai retrouvé cette lettre dans ces papiers. Elle donnait des détails sur la naissance de l'enfant et se terminait ainsi : "Remercions Dieu que tout ce soit passé d'une manière satisfaisante."
Quoique l'enfant ne fût pas née au chateau de Sassetot, proprement dit, mais dans une maison voisine, mes parents et moi nous continuâmes de l'appeler "la petite fille de Sassetit."
Cette petite fille de Sassetot, l'enfant "à elle" que tante Sissy avait tant désirée, allait devenir la mère d'Elissa Landi, une célébrité de l'écran. Pour le moment, la petite Caroline devait rester "le secret d'une impératrice".
Je ne c'est plus quoi penser ... Je croyais que ce n'était qu'un vieux ragot mais Marie l'écrit dans son livre ... En même temps Sissi en à voulut à sa soeur Sophie pour son adultère. Donc je ne la pense pas capable de faire cela de plus elle n'aurait jamais pu abandoné un enfant. Mais plus je lis se livre et plus je découvre l'impératrice. D'après Marie Larisch la chute à cheval bien connu de Sassetot est fausse ... On sait aussi que l'impératrice depuis "sa chute" sa jamais voulut retourné a Sassetot...
Que cette histoire soit vrai ou pas je l'admirerai toujours...
Source : "Les secrets d'une maison royale" (Contesse Larisch von Wallersee-Wittelsbach, Edition Payot, Paris)
Photo : Marie Larisch durant son voyage au Etat Unis